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01-12-2018 : Colloque Bonaparte et l'Orient
Médiathèque de Rueil-Malmaison
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Une nouvelle entrée diffusion au catalogue

Poursuivant dans sa ligne éditoriale avec la ligne du front de la Grande Guerre comme fil conducteur, nous intégrons l'ouvrage Soissonnais, des civils racontent 1914 dans le département diffusion / témoignages civils dans et aux alentours d’une commune et d’un département, l’Aisne, très représentatifs des communautés en guerre. Comme la Meuse, la Marne et pour une moindre partie les Vosges, l’Aisne est coupée en deux par le no man’s land, plaçant Soissons au bord du front. Mais plusieurs phases importantes (bataille de la Marne, avril 1917, printemps 1918) dans la Grande Guerre en rendent l’Histoire un peu plus riche… Même si cette antienne commence à avoir du plomb dans le rétroviseur, les civils, de plus en plus représentés dans l’historiographie testimoniale, sont au cœur de cet ouvrage qui donne la parole à sept d’entre eux, dont une femme (et de surcroît sous-préfète) et un adolescent, de divers niveaux sociaux très représentatifs. Une occasion de mettre opportunément en perspective ces sept civils axonais à maintenant "nos" nombreux civils vosgiens, de chaque côté de la ligne de front et vous comprendrez pourquoi Aisne et Vosges peuvent afficher une certaine gémellité. Tiens, Comme Irma, Bernadette et Clémence ! Bonne découverte.

D, EVE, E ; de la difficulté du calibrage dans l'édition

Ce matin, à l'issue de la conférence au profit du CGL par Jean-Michel Adenot présentant Viombois dans le lunévillois, nous déclarons épuisé au catalogue cet ouvrage "définitif" sur ce qui fut le mythe de Viombois. Et d'exemplifier par cet acte (intervenant si tôt) la difficulté du calibrage de la primo édition d'un ouvrage, nœud gordien pour l'éditeur. Quel va être le succès d'un livre et la rapidité de l'écoulement de son tirage original. A début d'Edhisto, les premiers livres étaient tirés à 1 000 exemplaires, gonflé de l'assurance que la conjonction de l'auteur/de son propos/de son époque/et de la zone géographique de lecteurs potentiels que le livre concerne, allait vendre le stock avant même qu'il arrive au siège ! Mais les choses ne sont pas si simples ! 10 années de ce noble exercice apprennent au moins une chose ; l'aléatoire. Et aussi que toutes les villes (et les villages) ne se valent pas en densité lectorale ! Nous ne citerons pas les "mauvais" élèves bien entendu mais, après plusieurs campagnes de flyerisation/pub/communication, je confirme que certaines villes n'ont pas la "curiosité racinaire" développée avec la même acuité ! Ce ne sont pas des déserts culturels, mais il faut en tenir compte lorsqu'on veut "éclairer" certaines terres sur leur passé ! Et donc de bien calibrer la primo-édition, qui le plus souvent sera la seule tant il est compliqué de procéder à un retirage. En effet, la réimpression est un exercice délicat ; le plus souvent, l'auteur, légitimement, demande également (tant qu'on y est !) à quelques modifications d'un premier travail qui, pour le meilleur qu'il soit (sinon il ne serait pas dans le catalogue d'Edhisto !), est toujours amendable ! Cela oblige donc à reprendre le contenu du livre (maquettisme) et à le réimprimer comme si c'était le 1er tirage (et donc à se remartyriser le cerveau pour savoir combien de livres on réimprime !). Et là, le phénomène mécanique s'enclenche qui veut que ce second tirage s'écoule 4 à 5 fois moins vite que le précédent (et c'est compréhensible) et alors, c'est le stock dormant qui est cultivé au siège ! L'éditeur y regarde donc à deux fois car stock dormant, c'est trésorerie exsangue ! L'éditeur est un petit animal craintif ; il n'aime pas les menaces, surtout celles sur sa comptabilité. Du choix difficile de l'aléatoire sur papier ! Pour répondre à l'énigme du titre ? D est Disponible, EVE En Voie d'Epuisement et E est épuisé. E est une réussite mais aussi un crève-cœur d'éditeur.

Excellente et lectrice année 2018

Nous refermons calendairement 2017 sur un bilan mitigé. Pour Edhisto, l’année toute récemment promue dernière est une année inachevée sur le plan des publications. Comme, pour les plus fidèles ou assidus, qui bien souvent êtes les mêmes (disait un Renaud alors plus audible) vous avez pu remarquer qu’Edhisto n’a publié qu’un ouvrage l’année dernière. 2017 a donc été une année creuse, même si très occupée mais dont les projets engagés ne se sont pas concrétisés à la hauteur de la programmatique, une machinerie qu’on aspire bien huilée et qu’on souhaiterait toujours sans grain de sable. 2018 ? Le carnet de bal est plein mais avec la contrainte supplémentaire de terminer 2017, ce qui prendra plusieurs mois. Donc l’avenir n’a pas de nuage éditorial puisqu’une dizaine d’ouvrages sont dans les cartons de l’à venir. Il faut donc tenir, d’autant que se bruissent chez nos confrères des rumeurs d’abandons de la discipline, pour Edhisto, si elle parvient à passer le creux de la vague, 14-18 restera cœur d’intérêt, car il reste encore nombre de témoins à découvrir et de pans à éclairer. Nous reviendrons sur l’ancien siècle avec Yannick Guillou mais, sur la base du « succès » de l’analyse factuelle d’un épisode majeur de l’histoire loco-régionale de la 2ème Guerre mondiale avec Jean-Michel Adenot, nouveau monographe, (et quel auteur !), Edhisto va revenir méthodologiquement à l’analyse raisonnée de ce conflit. Comme dans les années 1990, avec le compère (et maître) Jean-Claude Fombaron, nous avons à cette époque posé le socle pionnier d’une étude profonde, anthropologique et sociale (car basée sur les témoignages à spectres larges, grands oubliés de l’historiographie d’alors) de la Première Guerre mondiale et ainsi, en deux décennies rattrapé en grande partie l’incommensurable retard historiographique vosgien de la Grande Guerre. Pour la guerre suivante, nous sommes aujourd’hui dans cette décennie des années 90 ; les derniers témoins disparaissent ; l’Histoire a jusqu’alors été écrite avec nombre d’arrière-fonds (politiques, autopromotionnels ou tout simplement imprécis) ou n’a tout simplement pas encore été écrite. Nous ne perdons pas de vue qu’étudier le second conflit mondial ne revêt pas le même caractère de « facilité » que le second ; son Histoire est encore particulièrement « chaude » et met en jeux des rouages bien plus sensibles que ceux dégagés par la guerre précédente. L’absence à ce niveau dans la Grande Guerre des concepts de résistance, de collaboration, d’épuration et plus encore de la solution finale rend finalement son historiographie plus « confortable ». Plus encore la 2ème Guerre mondiale, par sa proximité et la profondeur de ses diverses martyrologies, a besoin de vérité et d’exactitude. En cela, les retours des lecteurs de « Viombois… » ont très largement manifesté leur adhésion à ces axiomes premiers. Ces concepts n’ont jamais été négligés par la ligne éditoriale d’Edhisto ; ils ne le seront pas plus à l’avenir que dans le passé. Edhisto vous souhaite, chères lectrices et affidées et donc chers lecteurs et affidés aussi, une excellente et heureuse année 2018, dernière année du centenaire combattant, qui va revoir refleurir l’intérêt pour 14-18, en forme de dernier feu d’artifice avant la nouvelle nuit.


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